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Conseils aux voyageurs. Amoureux de l’associatif ? Ouvrez l’œil et le bon…

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé voyager. Découvrir de nouveaux paysages, goûter des plats inhabituels (mais toujours végétariens !), écouter des langues étrangères. Si j’aime la nouveauté, j’aime aussi m’émerveiller de points communs entre là-bas et ici. Avez-vous par exemple déjà remarqué, au détour d’un musée ou l’autre, qu’à travers les époques et les contrées, l’Homme a toujours créé : des bijoux, des chants, des danses, des vêtements, des ornements ? L’Homme semble toujours avoir cultivé l’art du beau et de la séduction et ce, même en-dehors de toute influence culturelle extérieure. Une créativité innée, une époustouflante universalité.

En poussant la réflexion, je me dis que l’associatif porte aussi en lui ce caractère universel. S’organiser pour aider ceux qui sont dans la précarité, offrir une scolarité à des enfants défavorisés, sauver un patrimoine historique, protéger des animaux menacés, sauvegarder une forêt… Aux quatre coins du globe et à travers les âges, des hommes et des femmes se sont toujours investis au service des Autres et de la planète. Et partout dans le monde existent aujourd’hui des associations sans but lucratif créées et animées par des personnes qui ont foi en un changement positif pour leur communauté et qui trouvent des solutions innovantes pour continuer leur mission dans nos sociétés en perpétuelle mutation. Parmi leurs points communs, notons aussi un esprit d’initiative qui part du cœur et des tripes, l’envie de déplacer des montagnes pour la cause qui les habite ou encore la satisfaction d’utiliser leur énergie à bon escient, de donner du sens à leur travail quotidien. 

Bien sûr travailler dans l’associatif offre aussi son lot de tracas et de désillusions. Ceux d’entre nous qui se sont jetés dans le bain avec la force de leur jeunesse et de leur rêve-d’un-monde-meilleur le confirmeront : la motivation et l’idéalisme ne mettent pas à l’abri du désappointement, bien au contraire. Partout où l’humain passe, la faille guette. Ainsi, certaines associations ont de bien noirs desseins, d’autres encore sont gérées par des personnes assoiffées de pouvoir et prêtes à tout pour en grignoter davantage, certains responsables d’associations abusent de biens sociaux, voire détournent de l’argent. L’intérêt collectif est ainsi bien loin, alors qu’il est censé être au cœur des préoccupations. Chaque troupeau a ses brebis galeuses, le secteur associatif ne fait pas exception. On en connaît tous, nous les citerons pas ici et ne leur prêterons pas davantage d’attention pour l’instant.

Concentrons-nous sur les valeurs heureusement portées par la majorité des associations : l’altruisme et la solidarité ! De mes prochaines vacances, je ne pourrai pas m’empêcher de ramener dans mes bagages ces portraits d’hommes et de femmes qui chez eux, comme beaucoup d’autres ailleurs sur la planète, tissent un tissu associatif à la force de leurs convictions et dans l’intérêt collectif.

 

Que vous soyez Aoûtien ou Juilletiste, que vous voyagiez ici ou ailleurs, gardez l’œil ouvert : l’associatif est partout et il se pourrait bien qu’il vous aide à donner une suite à vos (belles) idées…

 

A bientôt,

Cécile P.